Publié par Isabelle Membre de la Team (l'Humaine) dans Les 5 minutes avec un éleveur le 06/10/2026 à 18:30
Il y a des éleveurs qui peuvent raconter des années de naissances, de lignées, de souvenirs et d’expérience.
Et puis il y a ceux qui sont encore au tout début de leur histoire.
Pour ce nouveau rendez-vous « 5 minutes avec un éleveur », nous partons près de Soissons, dans l’Aisne, à la rencontre de Caroline et de la Chatterie de Princesse Gaïa.
Ici, pas encore de premières portées à raconter. Antoinette de Yanna Cat’s sera la future reproductrice de la chatterie et Caroline construit encore son projet.
Mais après tout, chaque élevage a bien eu un premier jour.
Et nous avions justement envie de découvrir ce moment particulier où tout commence : les motivations, les convictions, les choix… et forcément, les rêves qui accompagnent une nouvelle aventure.
Une histoire née après une épreuve
La rencontre de Caroline avec le Maine Coon est liée à un événement douloureux.
Après avoir recueilli un petit chat, elle assiste malheureusement à son attaque par le chien d’un voisin et le perd. Une expérience qui la marque profondément.
Sa famille lui offre ensuite un Maine Coon.
Et cette rencontre va changer la suite de son histoire.
Caroline découvre bien sûr l'allure impressionnante de ce grand félin, mais elle est surtout séduite par son intelligence, sa douceur et sa proximité avec l'humain.
L'envie d'élever des Maine Coons naît peu à peu.
Aujourd'hui, Ziggy de Yanna Cat’s et Antoinette de Yanna Cat’s sont les premiers compagnons de l'aventure Princesse Gaïa.
Un Maine Coon ne se résume pas à sa taille
Lorsqu'on demande à Caroline quelle idée reçue sur le Maine Coon elle aimerait faire disparaître, sa réponse est immédiate : celle qui voudrait que plus un Maine Coon est grand et gros, plus il est beau.
Pour elle, ce serait oublier une grande partie de ce qui fait le charme de la race.
Le Maine Coon, c'est aussi — et peut-être surtout — un caractère. Un chat qu'elle décrit comme doux, tendre, sociable et proche de l'humain.
Sa taille impressionnante fait partie de ses particularités, mais elle ne devrait pas devenir le seul critère auquel on le réduit.
Un petit élevage, volontairement
Caroline ne rêve pas de multiplier les portées.
Elle imagine au contraire la Chatterie de Princesse Gaïa comme un petit élevage familial, composé à terme de seulement deux ou trois femelles, avec au maximum une portée par femelle et par an.
Et elle pose dès aujourd'hui une limite très claire : la reproduction ne devra jamais passer avant la santé de ses chattes.
Si une femelle présente un problème de santé ou si une gestation devait représenter un risque pour elle, Caroline n'envisage pas de poursuivre sa reproduction.
Car avant d'être de futures reproductrices, ses chattes sont pour elle des compagnes de vie.
Ce sont aujourd'hui des intentions, puisque l'élevage débute. Les années à venir écriront la suite de l'histoire.
Derrière les jolies photos, un quotidien beaucoup moins glamour !
Quand Caroline imagine une journée ordinaire d'éleveuse, elle parle évidemment des repas, de l'eau, des litières, des soins, de l'observation, des jeux, de la socialisation et des câlins.
Mais elle ajoute aussi ce petit détail que les jolies photos montrent beaucoup moins :
l'éleveur nettoie… encore et toujours !
Prendre soin des chats, c'est aussi observer les petits changements, entretenir leur environnement et consacrer quotidiennement beaucoup de temps à leur bien-être.
Une réalité dont Caroline a déjà parfaitement conscience avant même ses premières portées.
Son conseil avant d'accueillir un Maine Coon
À une personne qui envisage d'adopter, Caroline conseille avant tout de prendre son temps.
Se renseigner sur la race et ses besoins, rencontrer l'éleveur, poser des questions sur l'alimentation, le caractère, l'environnement et les soins, découvrir les conditions de vie des chats et, lorsque cela est possible, voir les parents ou leurs photos.
Pour Caroline, un éleveur doit aussi être là pour informer et accompagner les futures familles afin qu'elles sachent réellement quel compagnon elles s'apprêtent à accueillir.
Une adoption ne commence donc pas le jour où le chaton arrive à la maison. Elle commence bien avant, lorsque l'on cherche à comprendre ses besoins et que l'on se demande si l'on pourra y répondre.
L'histoire de Princesse Gaïa reste à écrire
C'est peut-être ce qui rend cette rencontre un peu particulière.
Nous n'avons pas demandé à Caroline de nous raconter ce qu'elle avait déjà accompli. Nous lui avons demandé de nous parler de ce qu'elle souhaite construire.
Il y aura un jour, probablement, des premières naissances, des premières familles, des joies, des inquiétudes et toute cette expérience qui ne s'acquiert qu'avec le temps.
Aujourd'hui, nous rencontrons simplement Caroline au commencement de cette aventure.
Et lorsque nous lui avons demandé ce que ses chats diraient s'ils pouvaient parler, sa réponse nous a finalement rassurés sur un point :
« Ici, on est aimés, chouchoutés, bien nourris et surtout, on a compris depuis longtemps que c'est nous les patrons ! »
Sur ce dernier point, Caroline n'a peut-être encore jamais eu de portée…
mais elle semble déjà parfaitement connaître les chats. ????